| Des exigences de securisation fortes et en constante evolution |
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L’origine biologique des protéines plasmatiques thérapeutiques – matières vivantes et évolutives – et les procédés de fabrication des analogues recombinants – utilisation de protéines d’origine animale et/ou humaine dans la plupart des cas – sont autant de caractéristiques nécessitant une vigilance constante quant à un risque potentiel d’infection par des agents pathogènes et virus, connus ou émergents (nv-MCJ, prions, SRAS, virus du West Nile…). Une préoccupation constante, à chaque étape du processus de fabrication Le procédé de fabrication, quant à lui, combine des traitements d’extraction, d’élimination et d’inactivation virales sans cesse améliorés. Ces mesures sont soumises à un contrôle réglementaire sévère. De sa propre initiative, l’industrie a parallèlement développé et introduit des systèmes de standards internationaux au niveau de la production (QSEAL) et de la collecte du plasma (IQPP) dans l’optique d’une sécurisation et d’une qualité toujours accrues. Des contraintes particulières de prescription et de délivrance Pour l’ensemble des raisons précitées, les protéines plasmatiques thérapeutiques sont placées par décret sous la responsabilité du pharmacien hospitalier spécialisé qui assure la gestion et la pharmacovigilance spécifique de ces produits. Ceux-ci sont en effet réservés à l’usage hospitalier ou rétrocédés, l’hôpital encadrant la prescription, le suivi des patients et l’adaptation des modalités de traitement. Des pénuries d’approvisionnements récurrentes Afin de faire face aux problématiques d’approvisionnement, l’agence française du médicament (AFSSAPS) a mis en place deux comités de pilotage nationaux qui ont pour mission de surveiller l’approvisionnement et d’assurer la continuité thérapeutique[1]. [1] CIRCULAIRE N°DGS/PP/DHOS/E2/AFSSAPS/2008/92 du 14 mars 2008 relative à la surveillance des approvisionnements en immunoglobulines humaines normales et à la gestion des situations de tension. |