La collecte de plasma humain

La préparation des protéines plasmatiques thérapeutiques nécessite le fractionnement industriel d’importantes quantités de plasma.

Deux sources d’approvisionnement complémentaires : don du sang et plasmaphérèse
Le plasma peut être obtenu de deux façons différentes. Il est soit récupéré dans le cadre d’un don de sang total (4 à 5 dons de sang total sont nécessaires pour obtenir 1 litre de plasma), soit obtenu grâce à la technique de plasmaphérèse. Cette dernière méthode consiste à prélever le plasma tout en réinjectant au donneur ses cellules sanguines au fur et à mesure du prélèvement, permettant ainsi de collecter davantage de plasma. La plasmaphérèse représente 65% de l’approvisionnement mondial en plasma destiné au fractionnement.

La plasmaphérèse : plus de plasma collecté mais plus de contraintes pour le donneur
La plasmaphérèse permet le prélèvement fréquent auprès de donneurs réguliers, sans risque pour leur santé. Si elle permet de collecter davantage de plasma par rapport au don de sang, elle constitue cependant une astreinte sans commune mesure avec le don épisodique du sang, tel que le pratiquent les systèmes bénévoles auprès de donneurs nombreux et peu réguliers. Elle dure en effet environ 1 heure et demie et nécessite le déplacement du donneur dans un centre de collecte agréé.
Certains pays dédommagent les donneurs au regard des inconvénients (en terme d’emploi du temps et de transport) résultant d’un don via plasmaphérèse,.
Le montant de ce dédommagement reste cependant très raisonnable (environ 20 euros) et proche de l’esprit dans lequel cela est pratiqué en France (collation offerte aux bénévoles ..).

Sécurité équivalente, complémentarité de fait
Quelle que soit l’origine du plasma collecté, il est soumis aux mêmes règles et aux mêmes procédures de traitement.
Celles-ci font l’objet d’une évaluation complète au sein de l’agence européenne du médicament (EMEA) et réalisée par différents experts des autorités de santé nationales. De fait, la sécurité des protéines plasmatiques thérapeutiques provenant de dons dédommagés est absolument équivalente à celle des produits issus de dons bénévoles .
Les systèmes reposant sur le seul don de sang bénévole ne sont pas en mesure de fournir du plasma en quantité suffisante pour répondre aux besoins de protéines plasmatiques thérapeutiques. La plasmaphérèse représente donc une technique nécessaire, avec une approche complémentaire indispensable qui ne remet en aucun cas en cause l’esprit et la place du don de sang bénévole.

 
 
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